Article Ouest France

« Petites mains et Cie » est une création « made in Mayenne » de l’association Partage. Des femmes en insertion reçoivent une formation pour pouvoir, ensuite, retrouver un emploi.

Une histoire pas ordinaire…

« Le but de ce projet est d’être au coeur de la cité, en pleine ville et montrer qu’on peut créer de beaux objets à partir de tissus haut de gamme » se réjouit Véronique Fouquet, la directrice. L’objectif est aussi de faire se rencontrer les publics et d’échanger autour de la valorisation de tous ces objets. « Tous les acteurs jouent le jeu et nous ont fait confiance. Le conseil général, l’agglo et le plan local pour l’insertion et l’emploi (Plie). »

Accompagner les personnes en insertion

« Partage » est une structure avec un atelier d’insertion, une association intermédiaire et une activité de formation dans les emplois familiaux. « L’atelier est destiné à former et accompagner les personnes en insertion » explique Véronique Fouquet, la directrice. L’objectif est de proposer à huit femmes de reprendre le chemin de l’emploi à partir d’un support d’activité innovant. Une démarche unique dans l’insertion car « on s’appuie sur la création et l’artistique ».

Huit femmes pendant un an

Pendant un an donc, ces femmes vont travailler sur un support de luxe et créer de superbes objets de décoration avec des tissus des Toiles de Mayenne. « M. Denis, le directeur, a accepté de nous fournir des chutes et nous avons tenté une première expérience à Noël avec des poules de décoration. » Comme ça a très bien marché, la directrice est retournée voir le directeur qui a donné son accord pour deux livraisons par an.

De superbes objets en tissu

Si l’atelier continue à fabriquer des poules de toutes les couleurs, de toutes les tailles « notre objet fétiche », d’autres créations sont exposées comme des porte-clés, porte-monnaie, porte-crayons, porte-cartes, vide-poches, des poissons, chats ou coeurs à accrocher sur les portes. L’idée étant de proposer à la vente des objets originaux.

Et après ?

Pendant cette année, les huit femmes vont travailler sur la mise en place d’un projet professionnel. « Pour certaines ce sera la vente, d’autres le ménage » poursuit Véronique Fouquet. De toute façon, toutes seront formées à l’emploi familial et à l’entretien des locaux. « Se dire qu’on a été capable de faire ces objets, ça aide pour la reconstruction de soi. C’est important parce que les savoir-faire acquis ici pourront être transférés ailleurs. »

Des aides multiples

Martin, étudiant dans une école de commerce parisienne, profite de son stage de deux mois pour faire parler de la structure mais aussi formaliser la gestion du stock et de la boutique. Manon, Fabienne encadrantes de l’atelier, y travaillent ainsi qu’une jeune designer. Car le projet est largement ouvert sur l’extérieur. « D’ailleurs, des entreprises mayennaises pourraient aussi nous donner un coup de main, souhaite la directrice. Au niveau des emballages, des étiquettes…. »

Jacqueline AZZI.

Atelier Petites mains et Cie, rue Charles Landelle à Laval. Ouvert tous les jours sauf le week-end et bientôt le samedi matin.

– L’article Ouest-France –

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